Fonseca
(poème en 12 courts cadres )
CADRE 1
Le poète chante :
« Quando eu me encontrava preso, na cela de uma cadeia, foi que eu vi pela primeira vez, as tais fotografias, em que apareces inteira, porem la nao estavas nua, e sim coberta de nuvens, Terra. O mais distante, o errante navegante, quem jamais, te esqueceria. » Caetano Veloso.
« Quand j’était prisonnier dans la cellule d’une prison
J’ai vu pour la première fois ses photographies
Où tu apparais entière, cependant là tu n’était pas nue
Mais couverte des nuages
Terre, Terre
Pour distant que soit le navigateur errant
Qui jamais ne t’oubliera ». Caetano Veloso.
CADRE 2
Le poète était prisonnier de la dictature.
Les années 60, dans l’Amérique Latine.
Le poète n’a rien fait.
Il était une menace pour le gouvernement parce que il etait POÈTE.
CADRE 3
Je connais personnellement le poète.
Je connais personnellement la dictature.
Je suis né dans la DITADURA.
Je suis né dans une famille qu’apprécie la dictature.
J’ai vécu.
J’ai vécu le : non parler.
On ne parle pas dans un régime autoritaire.
On obéit.
Quand enfant, silencieusement, mais en joie profonde, j’ai fête la fin de la dictature, aux années 85.
Comme un rêve, on peut être libre.
CADRE 4
2020.
Même avant.
Nous sommes dans une démocratie.
Mais pour ma surprise perplexe,
J’ai commencé à entendre le mot
DICTATURE.
À Paris !
Non, je délire.
Mais non : DICTATURE.
Le mot et attitudes sont présentés dans le quotidien en Europe.
CADRE 5
DICTATURE
Dictée :
Démocratie en danger
Démocratie démoli
Démocratie en ruines.
Dictature-Ditadura
Dit dur
imposé
Dit acte
confiné.
CADRE 6
C’est fini le confinement du covid.
Notre confinement c’était un acte éthique .
Délibérément éthique.
Démocratique.
Même qui avait tout le pouvoir concentré dans la main du Président et du 1er Ministre.
CADRE 7
Mais c’est justement la concentration de pouvoir
qui définit et caractérise une dictature.
L’abus d’autorité.
L’alarme est sonnée.
L’ ONU réclame de la France de retirer l’article 24 de la nouvelle loi de Sécurité Globale.
De respecter la Déclaration Universelle des droits de l’homme.
CADRE 8
CADRE de la DICTATURE
Précisement
DICTATURE du CADRE
Quand le limite donné n’est plus bénéfique
Quand on perd le sens de la liberté
de l’expression de la liberté
Quand on perdre des droits
Quand les intérêts ne sont pas dans le sens de la collectivité
Quand on perdre la capacité du dialogue
Quand la hypocrisie est derrière aux discours
Quand les actes sont violents et discriminatoires.
Quand le cadre des-humanise.
CADRE 9
Explose la révolte. Pas la révolution.
Les mouvements mondiaux parlent :
Black lives matter
Antiracisme
Climat
Lgbtqi’s
Sans frontières
Acab
Antifa
Anticapitaliste
Décolonisation
Anti patriarcat
Féministes
Trans
Queers
Artivisme
La liste continue, c’est comme un poème avec mon cœur.
CADRE 10
Un autre éducation est en cours.
Valorisation de soi même.
De sa vie.
Une préciosité
pour n’être plus massacré
avec des vieux modèles comportementaux
Bien entendu que les apprentissages et cadres existent toujours
que liberté va avec la limite
comme respect de l’autre
Et de la planète.
Ce n’est pas de la fiction.
CADRE 11
Tout vibre comme un manifeste.
Est.
Écrire est un manifeste.
Manifeste de son désir.
CADRE 12 : c’est l’heure.
J’essaie.
J’insiste en quelque chose.
Positif.
De l’art.
Avec une limite.
Pas de la création. De la production.
J’insiste parce c’est positif et faisable.
Avec une limite.
Frustration. J’assume.
C’était un geste de fraternité.
La vie continue avec apprentissage constant.
Ne s’arrête pas.
Comme le temps.
C’est l’heure.
Je descends dans la rue, Place de la Bastille : Culture en Danger.